"Ce blog pour réapprendre aux femmes à aimer vivre avec les hommes, et mieux comprendre le monde francophone contemporain"
Sébastien

"Selon les statistiques, il y a une personne sur cinq qui est déséquilibrée. Si tu es avec quatre personnes, et qu'elles te semblent toutes saines, ce n'est pas bon."
Jean-Claude Van Damme

"Je dédie ce blog à Naples, aux femmes, à la géographie, à la mesure et à l'intelligence."
Guillaume


jeudi 6 octobre 2011

Les jeux de la lame et du rasoir


Charlot montre toute sa dextérité au rasoir.


Mais de Funes n'a rien à prouver quant à la maîtrise du compagnon de route des intermittents du spectacle parisiens ou londoniens. Il faut savoir jouer du rasoir quand on est acteur, qu'on habite Pigalle ou Soho. Mais trêve d’obscénité ! C'est tout de même en France qu'on sait le mieux parler d'amour, même si c'est avec une actrice allemande de cinéma pour adulte. Chaplin est gentil, mais il ne sait pas filmer ce genre de faisanderie dans les jardins de l'Alhambra reconstitués à Billancourt.

Si le "parlant" a "tué" Charlot, la France a inventé le cinéma bavard. 


L'intégration italienne en France.

J'y songe devant mon thé. J'ai vu tant d'Italiens faire leur la ville lumière que ce matin, à la veille de franchir les Alpes, j'ai un drôle de sentiment, comme si je trainais un virus avec moi.
Mais non, l'intégration des Italiens dans le coeur lumineux de la métropole de France n'est que la conséquence d'une chaîne de malentendus. Par exemple si Rosetta* pénètre dans un squat parisien de la rue Rivoli et s'exclame "Ma, e troppo carino !" devant les yeux ravis du gars qui a peint le truc et dont l'universalité de l'art s'élève puis s'abaisse jusqu'à plaire en un même mouvement à un représentant de la mairie de Paris et à une petite italienne venue des Pouilles. Si le représentant de la mairie de Paris aime ça, c'est parce qu'il est snob -sinon il ne serait pas représentant de la mairie de Paris- et qu'au fond c'est son boulot de s'esclaffer devant ce genre de trucs. En revanche, si l'Italienne trouve ça sympa, c'est justement parce que ça n'a pas l'air sérieux. Ca contraste avec ce monde dans lequel elle s'est immiscée en général pour chercher du travail et faire des sous. Alors ça lui rend service de voir quelqu'un qui fait n'importe quoi sans se soucier du résultat. et puis ça lui rappelle Giorgio*, l'idiot du village qui passe ses journées à faire des collages avec tout ce qu'il ramasse dans la rue et qui vit d'une petite pension que lui verse sa mère. Mais Giorgio tout le monde l'aime bien là-bas. Il ne viendrait à l'esprit de personne de lui dire que ce qu'il fait est moche. Ainsi va la vie des Italiens à Paris de petites hypocirisies en gros malentendus. Il suffit pour se faire bien voir d'entamer une syncope en chaque coin de rue en hurlant "Ma, e troppo carino...", pourquoi se priver ? On finit si facilement par y croire.
*Les prénoms ont été changés.


Voir aussi : http://spqrxx.blogspot.com/2010/09/et-par-dela-le-saint-bernard.html

mardi 4 octobre 2011

Voilà du boudin ! La presse alternative entre la culture d’émancipation et les chemins de l’utopie

Le programme du colloque de Lyon 19-20-21 janvier 2012 :
Cette presse, souvent qualifiée d’ « alternative », de « progressiste », ou d’ « utopiste », nous intéresse quand elle porte des valeurs d’émancipation et de progrès social, ou quand elle s’oppose aux divers mouvements réactionnaires des XXe et XXIe siècles.

La réponse des organisateurs :
"Bonjour, Merci pour votre proposition. Nous avons essayé de maintenir un équilibre entre les propositions relatives à certains journaux et les propositions traitant d'aspects particulier de la presse alternative : évolutions, liens avec des contextes politiques, dimensions internationale, etc.
Nous espérons cependant que vous serez présent et participerez aux échanges, pour faire connaître votre démarche. Bien cordialement Joëlle Le Marec"

En fait "merci pour les propositions" signifie textuellement "non merci" quelle perversité du langage.

"pour faire connaître votre démarche" Les gens sont assez perdus en ce moment, quand les institutions ne fonctionnent plus, rien ne prend le relais pas même ces abrutis d'organisateurs de colloque, en plus je n'ai pas envie de présenter ma démarche : je ne suis pas vendeur de casseroles, j'avais envie de parler et qu'on m'écoute, pour une fois.

Peut être qu'ils voulaient de la presse plus visiblement située dans des "évolutions, en liens avec des contextes politiques, une dimensions internationale, etc. " qui permette de saisir les "divers mouvements réactionnaires des XXe et XXIe siècles" ?

voir aussi : http://spqrxx.blogspot.com/2011/05/tiens-voici-encore-du-boudin-de-chatte.html
http://spqrxx.blogspot.com/2011/05/voila-du-boudin.html
http://spqrxx.blogspot.com/2011/05/voici-du-boudin-2-minuit-paris-encore.html

dimanche 2 octobre 2011

Poètes et musiciens X

Il est un air pour qui je donnerais tout Rossini, tout Mozart et tout Weber. Un air très vieux, languissant et funèbre, qui pour moi seul a des charmes secrets! Or, chaque fois que je viens à l'entendre, de deux cents ans mon âme rajeunit...C'est sous Louis treize, et je crois voir s'étendre un coteau vert, que le couchant jaunit, puis un château de brique à coins de pierre aux vitraux teints de rougeâtres couleurs, ceint de grands parcs, avec une rivière baignant ses pieds, qui coule entre les fleurs, puis une dame à sa haute fenêtre, blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens, que dans une autre existence peut-être, j'ai déjà vue...et dont je me souviens!

Gérard
Voir aussi : http://spqrxx.blogspot.com/2010/10/nerval.html

samedi 1 octobre 2011

Merde au bonheur, ou flûte alors !

"La flûte va mieux -va mieux avec le petit cheval. Le piano c'est récent, c'est une invention récente, comme la lecture ou le bonheur. Il n'y a pas toujours eu des pianos, des livres ou du bonheur dans le monde. Il y a toujours eu des chevaux, des fées et du vent dans les roseaux, toujours, dès le début, dès la naissance de Dieu dans les steppes d'Asie, dans les forêts géantes et sur l'eau verte des lacs."

Le conte parle d'une enfant. L'enfant fait du cheval et du piano. Bientôt il abandonne la piano pour la flûte. Mon attention a d'abord été captée par cette histoire de flûte.Pour moi faire de la musique constitue une activité profondément triste. Tous ces efforts pour finalement jouer un air qui n'est pas le vôtre car il est de Mozart ou Haendel ou alors jouer des airs traditionnels improviser sur des ritournelles passées au tamis des générations, mais ce sont les arbres pas les hommes qui ont des racines. Alors inventer un air ? Un air parmi les milliers de choses qu'il serait possible d'incarner tour à tour ou en même temps, condamnés à être cet air-là vraiment jouer de la musique est une déchirure et ceux qui trouvent ça trop cool sont ou médiocres ou idiots.
Alors je ne pense pas que Christian Bobin, l'auteur de la nouvelle veut avant tout dénoncer la tyrannie du bonheur, ce droit inventé pour l'indépendance des Etats-Unis en 1776 et qu'il la dénonce en musique ou à travers la musique.
Renaud, le chanteur, opère la même démarche quelques années auparavant.
Ces quelques mots : "...le bonheur qui est affaire de médiocre" m'étaient restés dans l'oreille.
Je ne savais pas qu'ils provenaient de cette chanson ou R. Séchan, comme un de ses pères symboliqes, Serge Gainsbourg dénonce les méfaits de la poudre blanche.



Alors j'ai compris tout de suite que comme Christian Bobin, ce n'était pas l'héroïne qui avait tué son héroïne mais cette autre drogue : le bonheur.
Oui, les jeunes gens veulent à tout prix être heureux...
à en mourir, sans savoir ce qu'est ce bonheur qu'ils recherchent.
On pourrait épiloguer sans fin sur ce bonheur. Que serait-il si ce n'était pas le bonheur ? La recherche du non-bonheur ne serait-elle pas finalement aussi le bonheur ?
Ecoutons plutôt le poète :

Moi j'aime le soleil
Tout autant que la pluie
Et quand je me réveille
Et que je suis en vie
C'est tout ce qui m'importe
Bien plus que le bonheur
Cette affaire de médiocre
Et qui use le cœur

On savourera aussi ce jeu de toponymes symboliques :
P'tite conne tu rêvais de Byzance
Et c'était la Pologne jusque dans tes silences.

Alain Juppé annonce le fédéralisme européen - Georges Freche

La marche arrière est une invention sans avenir.


Une nouvelle absolument incroyable.

Voir aussi : http://spqrxx.blogspot.com/2011/09/ambulance-grecque.html
http://spqrxx.blogspot.com/2010/10/disparition-de-georges-freche-le.html
http://spqrxx.blogspot.com/2011/09/ambulance-grecque.html

lundi 26 septembre 2011

Ambulance grecque

Ambulance à Salonique


Blaise Cendrars présente : le classement des villes globales Gawc 2010

Faut il rechercher les « dix villes du monde où il vaille la peine de vivre quelque temps », selon la formule de mon compatriote suisse, Nicolas Bouvier ? la réponse est oui ! et un des critère du choix de la ville idéale est sans aucun doute la qualité de sa night life.  La vie indépendante que j'ai menée depuis 1904 en Chine, en Perse, en Russie, le premier million que j'ai gagné dans le négoce de la bijouterie, je l'ai dépensé en voyage autour du monde ou claqué dans la vie nocturne des capitales. Alors laquelle choisir ? car toutes les capitales du monde ont leur jour de liesse ou leur nuit de folie : la semaine du Carnaval à Rio de Janeiro ; les trois jours de la San Pedro à Mexico, la nuit du nouvel An à New York et à Pékin, le jour et la nuit de la Piedigrotta, à Naples, qui est le grand concours des chansons, une fête populaire avec défilé, Tarentelles, retraites aux flambeaux et qui ne se termine jamais sans un assassinat retentissant ; A Marseille, et à Limoge le vendredi Saint et la Saint Martial, le jour des garçons bouchers qui font alors la bombe, et toutes les nuits que le Bon Dieu a faites à Montmartre, à Miami, à la Nouvelle Orléans, à Chicago, à Shanghai...

Pour nous aider à situer les villes les unes par rapport aux autres, à une échelle mondiale, et ainsi mieux savoir si on se trouve dans une ville cosmopolite, mondaine, alternative, underground, conservatrice, confidentielle....la liste 2010 des villes globales du Gawc, guide indispensable de l'entertainment interurbain à la suisse, est arrivée. Je sélectionné, ci en bas, quelques villes où je vais bientôt me rendre pour terminer de claquer ce qu'il reste de mon Million :


Source : http://www.lboro.ac.uk/gawc/world2010.html


B.C

samedi 17 septembre 2011

L'usage du monde débilitant des parisiens


Cette vidéo est le parfait exemple d'un énoncé terminologique hypersignfiant qui perturbe l'usage social et spatial du monde chez le parisien. Ici, il s'agit de "situer" Cioran, mais on trouve souvent des phrases dans la presse qui sont saturées en toponymes et en anthroponymes et apportent des informations dignes d'un GPS. Par exemple : 

"Pour assister à la cérémonie de remise des prix Romy Schneider,  suicidée 11, rue Barbet de Jouy dans le 7e arrondissement, et Patrick Dewaere, suicidé  25, impasse du Moulin-Vert à Paris 14e arrondissement,  récompensant deux jeunes espoirs du cinéma français, de nombreuses personnalités ont investi Le Bon Marché,  24 - Rue de Sèvres, 75007 Paris 7eme"

Autre exemple tiré d'une critique sur Blaise Cendrars : 

"Lorsqu'il rencontra Raymone, le 26 octobre 1917, l'échange des adresses a peut être convaincu Blaise qu'il avait rencontré la femme de son mythe. Elle habitait 17, rue Mont-Doré, Paris, 17e". 

C'est proprement débilitant, c'est plus une ville, c'est un radar. Quand on songe que certains prétendent y mener une vie sentimentale, on peut nourrir certains doutes au sujet de leur psychologie. 

Il se trouve que j'ai moi même pendant un an durant habité Paris, à quelque pas de la rue Mont-Dorée, en plus. Dans une chambre de bonne digne de celle de Cioran, privée d'électricité et de meubles, je m'éclairais à la bougie. 

Comme disait le monsieur de l'agence de location : "la beauté de la vue compense l’exiguïté de la chambrette" : 





Sur la dernière photo on voit la nuit qui tombe, en ce petit mois de novembre pluvieux et dégelasse. Étrangement, les fenêtres des chambrettes d'en face, où pourrissent les petits Cioran insomniaques ne sont  pas encore allumées.   

SA 


mardi 13 septembre 2011

MIRO...le peintre ? non ! la ville globale


Ici, se fabriquent les nouveaux produits du langage  qui viendront demain remplacer les boules de Geisha pour nos irradieuses jeunes filles en fleurs. Claude Hagège m'excusera, je vais faire une citation en anglais :

"Presently only NYLON (New York - London) exists as a recognisable city dyad with its own distinctive name, although there has been mention of PAR-LON for Paris-London. I do not think anybody has ever suggested MIRO for the Milan-Rome dyad but this may be the way of the future. In the meantime I will provide some initial results to show what world city-dyad analysis looks like."

Et pourquoi pas BARMAD (Barcelone - Madrid ?). Bref, je ne sais pas si on peut aller très loin comme ça, mais tout ce qui compte c'est d'essayer, encore et encore, de remplacer Paris par Milan, ou plutôt, de diluer Paris dans Londres et Milan dans Rome.

Ziguinchor en Casamance


Ziguinchor, l'ambiance étouffante de l'Alliance française. Ce couple de blondinets parisiens qui nous étouffent  en sont les directeurs. Et Bach et Nadine. Nadine...à laquelle je souriais en commandant mon cinquième quart de rosé. Et avant j'avais bu de l'eau du robinet avec du Gin. On avait fait venir un gars de Bordeaux pour jouer du Bach à la guitare ce soir d'avril. Dans le jardin de l'Alliance, à coté de la caserne militaire, sous les tamariniers et les acacias bercés par le vent du soir, l'air sentait  la fin de la saison sèche, dans deux mois il pleuvrait. Je me sentais irradié. Tout la journée je ne faisais que mourir et mourir encore. Nadine était à coté de moi. Elle allait rater son bac pour la cinquième fois et me donnait la main. Elle habitait en face de l'antenne relais et tous les soirs nous nous donnions rendez vous sur le goudron. Et je commandais un taxi puissant et nous partions en trombe, enlacés en riant, pour l'Alliance. Elle ne m'aimait pas, moi non plus. Elle était aussi fausse que ma joie de vivre. Au pied de l'antenne relais, il y avait le bar Flag des amours heureux. On y servait du phacochère à la moutarde. On avait pas pu certifier la nature sauvage de l'animal. Je panachais son sucré de vin rouge de Guinée. On se regardait dans les yeux parce qu'il n'y avait pas d’électricité.  Et je me sentais comme un joint qui joue de plus en plus. A minuit, la lune éclatait en plein milieu du ciel étoilé, quand je raccompagnais Nadine chez elle, entre les manguiers au travers du terrain de football en sable, il y avait plein de phacochères qui dormaient. Elle avait 25 ans et toute sa vie tenait sur une photo Kodak, Zeiss, Fujitsu, Agfa, j'en ignorais la marque, où on la voyait en uniforme dans un hôtel standing quelque part sur la côte, écrire quelque chose dans un livre comptable. Sous une tenture sur la plage du Cap, je lui avais offert du poisson avec des frites. Je le regardais manger pendant que je prenais le soleil en buvant de la bière. Puis nous avons marché les pieds dans l'eau sur la plage en contre bas du club Méditerranée. Assis sur des rochers, je regardais la mer, Nadine à mes cotés pressait son bikini contre moi. Elle me fournissait de ce vin de palme fermenté artisanalement qu'on  lui  faisait parvenir de Bissau, par des sentes dérobées qui passaient sous la canopée, pour éviter les douaniers. J'avais hâte d'être le soir, pour retourner voir mes amis de l'Alliance. Il y avait Alain le banlieusard parisien qui habitait en face de l'ancienne maison de Barbara. Il avait vendu des saucisses à Paris lors de la coupe du monde de football de 1998. Il y avait aussi Raphaël des beaux arts de Saint Etienne qui habitait depuis 7 ans à Lyon sans une petite amie, il essayait de dessiner, mais, depuis 5 mois qu'il était là, il n'avait pas cassé une mine.
SA

lundi 12 septembre 2011

Le problème ce n'est pas l'anglais, c'est le snobisme !

Les "défenseurs de la langue française" se font souvent traiter de ringard qui n'auraient rien compris à l'évolution des langues.Il faut dire que, bien souvent, il donne le bâton avec lequel ils se font battre car c'est précisément leur job. xxx n'échappe pas à la règle.
Mais comment peut-on asséner si doctement de telles contre-vérités. Claude Hagège, malgré un capital
 sympathie important pour les non-anglophiles n'échappe pas à la règle :
Extrait :
hugo : n'y-a-t-il pas une influence de la langue sur le caractere ? souple [italien], rigide[allemand] , peut-etre par les lois de la grammaire? merci
Claude Hagège : A ma connaissance, non. C'est une forte tentation de le croire, car le lien entre les deux paraît naturel, mais entre les deux je ne crois pas à regret qu'il y ait d'influence directe. S'il y en avait (preuve par la négative) les traductions, et plus généralement un grand nombre de situations de communication seraient sinon impossibles, en tout cas compromises. 

Holibrius, cloporte, cloroporte et re-bachibouzouk
Mais évidemment, scolopendre, que l'usage d'une langue et plus particulièrement d'une langue étrangère influence le caractère, sinon le comportement. Exemple pris au hasard, qui n'a jamais vu une jeune se piquer des trois mots d'anglais qu'elle enfile telles des boules de geishas dans la conversation : Oh let's have n'importe quoi Steeven, please...
Nous sommes devant un snobisme de l'éducation caractérisé. M. Claude a appris à traduire et bien dan sles bonnes écoles et voilà le résultat : déni flagrant de réalité : Pauvre France, comme sont pauvrs tes écoles et ta pensée critique...

C'est d'autant plus désolant que l'idée en soi est bonne mais le snobisme est sans cesse rattrappé par le snobisme :
sanchezeldiablo : Ne trouvez-vous pas que le franglais est un outil précieux pour identifier immédiatement (et éviter) un cuistre, un opportuniste ou un simple imbécile heureux ? 
Claude Hagège : Oui enthousiaste! Votre excellente formulation rend vaine toute glose. 

et un dernier pour la route :
Nicolas : La maltraitance de la langue française par notre président ne ruine-t'elle pas les efforts des promoteurs du respect de la langue française? 
Claude Hagège : Veuillez me dispenser de répondre. 

dimanche 11 septembre 2011

La province désenclavée par l'aménagement du territoire

      La départementale D6 (Meuse), dite "voie sacrée" par le peintre aux armées Georges Scott, 1916


Extraits de Verdun 1916 : un choix stratégique, une équation logistique :

"Le 21 février 1916, à partir de 7h15, un déluge de feu allemand, le Trommelfeuer, s’abat sur Verdun. De jeunes officiers du 3e bureau ayant soutenu qu’il « ne faut pas avoir la superstition du terrain », la réaction de l'Etat Major et du Gouvernement est contraire et immédiate : « Toute perte du territoire national est insoutenable ». Désormais, les choses sont donc verrouillées. Sur place, le commandement, qui ne peut pas abandonner la moindre parcelle de terrain au profit d’une éventuelle manœuvre, doit s’organiser pour « tenir »....Comment ?  En désenclavant Verdun par la construction d'une infrastructure de transport routier performante :

Dix-huit groupes de camions (qui font de 2 à 3 tonnes) déjà sur place sont rejoints dès le 25 février par celui de la 2e armée (7 groupes de camions) suivi des cinq groupes prélevés sur les 1re, 5e et 7e armées, soit finalement un total de 3 900 véhicules de quinze marques différentes, organisés en 175 sections automobiles, le tout servi par environ 9 000 hommes dont 300 officiers.

À la date du 22 mars, la route D6, Bar-le-Duc-Verdun a déjà transporté environ 48 000 tonnes de munitions, 6 400 de matériel et de l’ordre de 263 000 hommes, soit environ 600 camions par jour pour le matériel et 800 pour les hommes. Ainsi 65 divisions vont-elles monter à Verdun par cette route. Ainsi au total, plus de 2 400 000 hommes et environ 2 000 000 de tonnes de vivres, munitions et matériel ont transité par cette route tandis que des milliers de blessés ont encore été évacués.

Les Allemands se sont fourvoyés sur les capacités matérielles et morales de résistance de leurs adversaires car comme le dit l’un de leurs rapports : « Qui aurait pu penser que, privés de toute communication ferrée, ces démons de Français, au lieu d’abandonner un secteur condamné, auraient trouvé le moyen de monter sur une chaussée une double ligne de camions automobiles, immense chaîne sans fin, gigantesque courroie de transmission, qui roulant jour et nuit, comme sur deux poulies, entre Bar-le-Duc et la place, alimenterait sans relâche en bataillons, obus et bouches à feu ce champ de carnage et d’horreur ? »"

Voir aussi :
http://spqrxx.blogspot.com/2011/08/de-roxane-jean-claude-vandame-quelle.html
http://spqrxx.blogspot.com/2011/08/un-americain-fait-scandale-paris-une.html
http://spqrxx.blogspot.com/2011/08/vous-non-plus-vous-nhabitez-pas-orleans.html

vendredi 9 septembre 2011

Baudrillard et la science.

Notice biographique d'un journal belge sur Baudrillard.

"Etudiant en sociologie, il soutient sa thèse devant un jury prestigieux constitué de Roland Barthes, Pierre Bourdieu et Henri Lefebvre qui en fait son assistant à Paris-X-Nanterre. Proche des situationnistes de Guy Debord, Jean Baudrillard enseigne la sociologie à partir de 1966 à l'Université de Nanterre. "Compte tenu de mes diplômes, je n'avais pas le choix. En 1965, la sociologie était la seule discipline qui restait ouverte. Au début, j'étais obligé d'apprendre au fur et à mesure ce que je devais enseigner à mes élèves", expliquait-il."

En somme, ce journal belge nous apprend que dans les années 60 on a inventé une nouvelle science baptisée sociologie, tout comme on inventait en banlieue parisienne les villes nouvelles, ceci expliquant cela. 
Les facs de sociologie ayant d'ailleurs eu tendance à s'installer dans les villes nouvelles.

mercredi 7 septembre 2011

Pour moi tout est dit. L'amour nous clôt sur lui-même, résout la tentation d'utopie. C'est pour la même raison que j'allume une cigarette, souvent, avant de m'endormir, boire cette fumée qui clôt et me rend à moi-même, alors que toute la journée je m'étais prêté à diverses affectations naturelles ou sentimentales. De même, faire l'amour me rend à moi-même.

Pascal et les sociologues.

 Le monde juge bien des choses, car il est dans l’ignorance naturelle, qui est le vrai siège de l’homme. Les sciences ont deux extrémités qui se touchent. La première est la pure ignorance naturelle où se trouvent tous les hommes en naissant. L’autre extrémité est celle où arrivent les grandes âmes, qui, ayant parcouru tout ce que les hommes peuvent savoir, trouvent qu’ils ne savent rien, et se rencontrent en cette même ignorance d’où ils étaient partis ; mais c’est une ignorance savante qui se connaît. Ceux qui se piquent de sociologie, qui sont sortis de l’ignorance naturelle, et n’ont pu arriver à l’autre, ont quelque teinture de cette science suffisante, et font les entendus. Ceux-là troublent le monde, et jugent mal de tout. Le peuple et les habiles composent le train du monde ; ceux-là le méprisent et sont méprisés. Ils jugent mal de toute chose, et le monde en juge bien ». (PascalPensées, B327).
« Il est donc vrai de dire que tout le monde est dans l’illusion car, encore que les opinions du peuple soient saines, elles ne sont pas dans sa tête, car il pense que la vérité est où elle n’est pas. La vérité est bien dans leurs opinions, mais non pas au point où ils se figurent. Ainsi il est vrai qu’il faut honorer les gentilshommes, mais non pas parce que la naissance est un avantage effectif, etc. ». (PascalPensées, B335).

mardi 6 septembre 2011

BJJ, le cocktail du bonheur...

Bricolage, jardinage, jouranlisme, le cocktail à trois temps de l'honnête homme du XXIème siècle !

En mécanique il y a le moteur à 2 et à 4 temps, mais le véritable moteur humain, lui, et depuis le XVIIème siècle bat son plein à 3 temps.

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Vous cherchez un cocktail onctueux et plein de vitamines: l'Alice est fait pour vous. De quoi démarrer la journée sur les chapeaux de roues.
Pour préparer ce cocktail, il vous faudra par verre :
1/ Dans un Shaker mélangez doucement les jus et la crème fraîche !
  2/ Ajoutez le sirop de grenadine à votre mélange et frappez !
  3/ Versez le tout dans un verre à cocktail et buvez !
                 Je sors il fait beau, je donne un dernier coup de pinceau à mes fenêtres. Je rentre, je suis arrêté par la lumière qui envahit le vestibule, le ronronnement du chat sur la commode, j'oublie ce pourquoi il me fallait rentrer. Probablement m'assoupirai-je quelques temps une fois les escaliers franchis.
J'installe un logiciel, il me faut auparavant partitionner mon disque dur.
Je renonce, je sors, il fait mauvais, je pince les gourmands sur les plans de tomate, je médite sur la destinée d' un plant de potimarron qui n'a pas encore produit mais qui s'est étalé sur plus de 2 mètres de long.
Entretemps, j'ai pris rendez-vous pour un interview avec un fabricant de mixer, maussade...
Le fabricant de mixer maussade me rend heureux. Il est très important d'avoir un fabricant de mixer maussade sous la main, après avoir eu trois attachée de presse hyper-dynamique, le sourire collé aux lèvres du téléphone. Le fabricant de mixer de maussade apporte alors sous forme d'un sourire inversé du Cheschire d'Alice, l'ironie, cette politesse du désespoir, nécessaire au bonheur.
Cette succession de travaux, d'airs et de temps me stimule tant et si bien que je me plais à croire comme le philosophe que le bonhuer n'est finalement qu'une question d'entraînement, une gymnastique en somme.
Le chat trône à présent sur le dossier du scooter. Il descend, réussit aprsè quelques tentatives le miaulement idoine à obtenir de ma main une poignée de corquettes. L'autre chat a pris sa place sur le scooter...
Règne du vivant ornant tel un fétiche le mécanique, gallimatias de poils se succédant sur la jupe en nylon.
Certes une tendre amie, une amante, une copine diable, vaudrait mieux que ces palinodies, et que cette succession d'arguties au fond du jardin n'apparaissant tel le lapin, puis le scarabée, le rat et le sanglier dans le chapeau du prestidigitateur que pour tromper mon ascèse. Alors je m'imagine. J'ai 90 ans, malade, vieux et rayonnant ressassant des souvenirs de naïades, penser que tout cela n'est plus de mon âge. J'oublie avoir 20 ans et toutes mes dents et ne songe pas au caractère éthéré des filles de mon temps.

G-A

mercredi 31 août 2011

Nouvelles et dernières lettres de mon moulin

Aussi absurde que cela puisse paraître je lis Le parisien ce matin dans mon moulin.
étonnamment je trouve ça beaucoup, mais beaucoup moins mauvais que d'habitude, comme si le rédacteur en chef avait changé -avec l'été c'est peut-être le cas-
Comme j'ai un article sur le feu, avec le café et les croissants, non sur les moulins mais sur les mixers pour une revue professionelle, je n'ai pas le temps de fair eune revue de presse complète.
Je m'attarderais simplement sur l'article signalé en "Une" : Ceux qui préfèren l'abstinence sexuelle, avec une photo de deux tourtereau se tournant le os sou sles mêmes draps blancs.
En réalité c'est une critique d'un livre "L'Envie".
Dans ce livre Sophie Fontanel, ici interviewée, raconte comment elle en est venue à l'abstinence sexuelle simplement pcqu'elle ne rencontrait pas l'mour et qu'elle aen avait marre des coups d'un soir.
Ceci dit il y a un véritable tabou " dans cette société hypersexualisée à avouer cela car c'est faire moins envie que pitié, mais moi ce que je ne trouve aps désirable c'est de passer à côté de sa vérité."
Voilà ce serait encore plus tabou de dire je ne trouve pas de partenaire sexuel, même pour un soir. Cela créé une gêne d'autant plus que la personne à qui on le dit est rarement en mesure de solutionner le problème, et puis ce n'est pas une technique de séduction très efficace.
Mais c 'est bine à ça que la littérautre sert : à dire la vértié, non ?
C'est pour ça que l'auteeur ne m'étonne pas trop lorsqu'elle dit que des gens viennent la remercier en larmes.
Après elle ajoute : "Moi, ce que je ne veux pas qu'on dise, c'est que quelqu'un qui ne fait pa sl'amour est en train de rater sa vie".
Là, on tombe dans le revendicatif que l'interview avait su éviter jusque là.
Celui-ci commençait d'ailleur sainsi : "On parle beacuoup des No-sex, des abstienents, , pcqu'ils sotn an sune revandication, une radicalité...
Mais bon on est avec une Parisienne.

Moi dans mon moulin je n'ai pas eu de relations sexuelles, et je tiens à le faire remarquer c'est uniquement faute de volontaires ou 'envie pour en séduire peut-être...
Le livre de sophie Fontanle s'appelel justement L'envie
Robert Laffont, 161 p, 17 euros.