| Ambulance à Salonique |
lundi 26 septembre 2011
Blaise Cendrars présente : le classement des villes globales Gawc 2010
Faut il rechercher les « dix villes du monde où il vaille la peine de vivre quelque temps », selon la formule de mon compatriote suisse, Nicolas Bouvier ? la réponse est oui ! et un des critère du choix de la ville idéale est sans aucun doute la qualité de sa night life. La vie indépendante que j'ai menée depuis 1904 en Chine, en Perse, en Russie, le premier million que j'ai gagné dans le négoce de la bijouterie, je l'ai dépensé en voyage autour du monde ou claqué dans la vie nocturne des capitales. Alors laquelle choisir ? car toutes les capitales du monde ont leur jour de liesse ou leur nuit de folie : la semaine du Carnaval à Rio de Janeiro ; les trois jours de la San Pedro à Mexico, la nuit du nouvel An à New York et à Pékin, le jour et la nuit de la Piedigrotta, à Naples, qui est le grand concours des chansons, une fête populaire avec défilé, Tarentelles, retraites aux flambeaux et qui ne se termine jamais sans un assassinat retentissant ; A Marseille, et à Limoge le vendredi Saint et la Saint Martial, le jour des garçons bouchers qui font alors la bombe, et toutes les nuits que le Bon Dieu a faites à Montmartre, à Miami, à la Nouvelle Orléans, à Chicago, à Shanghai...
Pour nous aider à situer les villes les unes par rapport aux autres, à une échelle mondiale, et ainsi mieux savoir si on se trouve dans une ville cosmopolite, mondaine, alternative, underground, conservatrice, confidentielle....la liste 2010 des villes globales du Gawc, guide indispensable de l'entertainment interurbain à la suisse, est arrivée. Je sélectionné, ci en bas, quelques villes où je vais bientôt me rendre pour terminer de claquer ce qu'il reste de mon Million :
Source : http://www.lboro.ac.uk/gawc/world2010.html
B.C
Pour nous aider à situer les villes les unes par rapport aux autres, à une échelle mondiale, et ainsi mieux savoir si on se trouve dans une ville cosmopolite, mondaine, alternative, underground, conservatrice, confidentielle....la liste 2010 des villes globales du Gawc, guide indispensable de l'entertainment interurbain à la suisse, est arrivée. Je sélectionné, ci en bas, quelques villes où je vais bientôt me rendre pour terminer de claquer ce qu'il reste de mon Million :
Source : http://www.lboro.ac.uk/gawc/world2010.html
B.C
mercredi 21 septembre 2011
samedi 17 septembre 2011
L'usage du monde débilitant des parisiens
Cette vidéo est le parfait exemple d'un énoncé terminologique hypersignfiant qui perturbe l'usage social et spatial du monde chez le parisien. Ici, il s'agit de "situer" Cioran, mais on trouve souvent des phrases dans la presse qui sont saturées en toponymes et en anthroponymes et apportent des informations dignes d'un GPS. Par exemple :
"Pour assister à la cérémonie de remise des prix Romy Schneider, suicidée 11, rue Barbet de Jouy dans le 7e arrondissement, et Patrick Dewaere, suicidé 25, impasse du Moulin-Vert à Paris 14e arrondissement, récompensant deux jeunes espoirs du cinéma français, de nombreuses personnalités ont investi Le Bon Marché, 24 - Rue de Sèvres, 75007 Paris 7eme"
Autre exemple tiré d'une critique sur Blaise Cendrars :
"Lorsqu'il rencontra Raymone, le 26 octobre 1917, l'échange des adresses a peut être convaincu Blaise qu'il avait rencontré la femme de son mythe. Elle habitait 17, rue Mont-Doré, Paris, 17e".
C'est proprement débilitant, c'est plus une ville, c'est un radar. Quand on songe que certains prétendent y mener une vie sentimentale, on peut nourrir certains doutes au sujet de leur psychologie.
Il se trouve que j'ai moi même pendant un an durant habité Paris, à quelque pas de la rue Mont-Dorée, en plus. Dans une chambre de bonne digne de celle de Cioran, privée d'électricité et de meubles, je m'éclairais à la bougie.
Comme disait le monsieur de l'agence de location : "la beauté de la vue compense l’exiguïté de la chambrette" :
Sur la dernière photo on voit la nuit qui tombe, en ce petit mois de novembre pluvieux et dégelasse. Étrangement, les fenêtres des chambrettes d'en face, où pourrissent les petits Cioran insomniaques ne sont pas encore allumées.
SA
mardi 13 septembre 2011
MIRO...le peintre ? non ! la ville globale
Ici, se fabriquent les nouveaux produits du langage qui viendront demain remplacer les boules de Geisha pour nos irradieuses jeunes filles en fleurs. Claude Hagège m'excusera, je vais faire une citation en anglais :
"Presently only NYLON (New York - London) exists as a recognisable city dyad with its own distinctive name, although there has been mention of PAR-LON for Paris-London. I do not think anybody has ever suggested MIRO for the Milan-Rome dyad but this may be the way of the future. In the meantime I will provide some initial results to show what world city-dyad analysis looks like."
Et pourquoi pas BARMAD (Barcelone - Madrid ?). Bref, je ne sais pas si on peut aller très loin comme ça, mais tout ce qui compte c'est d'essayer, encore et encore, de remplacer Paris par Milan, ou plutôt, de diluer Paris dans Londres et Milan dans Rome.
Ziguinchor en Casamance
Ziguinchor, l'ambiance étouffante de l'Alliance française. Ce couple de blondinets parisiens qui nous étouffent en sont les directeurs. Et Bach et Nadine. Nadine...à laquelle je souriais en commandant mon cinquième quart de rosé. Et avant j'avais bu de l'eau du robinet avec du Gin. On avait fait venir un gars de Bordeaux pour jouer du Bach à la guitare ce soir d'avril. Dans le jardin de l'Alliance, à coté de la caserne militaire, sous les tamariniers et les acacias bercés par le vent du soir, l'air sentait la fin de la saison sèche, dans deux mois il pleuvrait. Je me sentais irradié. Tout la journée je ne faisais que mourir et mourir encore. Nadine était à coté de moi. Elle allait rater son bac pour la cinquième fois et me donnait la main. Elle habitait en face de l'antenne relais et tous les soirs nous nous donnions rendez vous sur le goudron. Et je commandais un taxi puissant et nous partions en trombe, enlacés en riant, pour l'Alliance. Elle ne m'aimait pas, moi non plus. Elle était aussi fausse que ma joie de vivre. Au pied de l'antenne relais, il y avait le bar Flag des amours heureux. On y servait du phacochère à la moutarde. On avait pas pu certifier la nature sauvage de l'animal. Je panachais son sucré de vin rouge de Guinée. On se regardait dans les yeux parce qu'il n'y avait pas d’électricité. Et je me sentais comme un joint qui joue de plus en plus. A minuit, la lune éclatait en plein milieu du ciel étoilé, quand je raccompagnais Nadine chez elle, entre les manguiers au travers du terrain de football en sable, il y avait plein de phacochères qui dormaient. Elle avait 25 ans et toute sa vie tenait sur une photo Kodak, Zeiss, Fujitsu, Agfa, j'en ignorais la marque, où on la voyait en uniforme dans un hôtel standing quelque part sur la côte, écrire quelque chose dans un livre comptable. Sous une tenture sur la plage du Cap, je lui avais offert du poisson avec des frites. Je le regardais manger pendant que je prenais le soleil en buvant de la bière. Puis nous avons marché les pieds dans l'eau sur la plage en contre bas du club Méditerranée. Assis sur des rochers, je regardais la mer, Nadine à mes cotés pressait son bikini contre moi. Elle me fournissait de ce vin de palme fermenté artisanalement qu'on lui faisait parvenir de Bissau, par des sentes dérobées qui passaient sous la canopée, pour éviter les douaniers. J'avais hâte d'être le soir, pour retourner voir mes amis de l'Alliance. Il y avait Alain le banlieusard parisien qui habitait en face de l'ancienne maison de Barbara. Il avait vendu des saucisses à Paris lors de la coupe du monde de football de 1998. Il y avait aussi Raphaël des beaux arts de Saint Etienne qui habitait depuis 7 ans à Lyon sans une petite amie, il essayait de dessiner, mais, depuis 5 mois qu'il était là, il n'avait pas cassé une mine.
SA
lundi 12 septembre 2011
Le problème ce n'est pas l'anglais, c'est le snobisme !
Les "défenseurs de la langue française" se font souvent traiter de ringard qui n'auraient rien compris à l'évolution des langues.Il faut dire que, bien souvent, il donne le bâton avec lequel ils se font battre car c'est précisément leur job. xxx n'échappe pas à la règle.
Mais comment peut-on asséner si doctement de telles contre-vérités. Claude Hagège, malgré un capital
sympathie important pour les non-anglophiles n'échappe pas à la règle :
Extrait :
hugo : n'y-a-t-il pas une influence de la langue sur le caractere ? souple [italien], rigide[allemand] , peut-etre par les lois de la grammaire? merci
Claude Hagège : A ma connaissance, non. C'est une forte tentation de le croire, car le lien entre les deux paraît naturel, mais entre les deux je ne crois pas à regret qu'il y ait d'influence directe. S'il y en avait (preuve par la négative) les traductions, et plus généralement un grand nombre de situations de communication seraient sinon impossibles, en tout cas compromises.
Holibrius, cloporte, cloroporte et re-bachibouzouk
Mais évidemment, scolopendre, que l'usage d'une langue et plus particulièrement d'une langue étrangère influence le caractère, sinon le comportement. Exemple pris au hasard, qui n'a jamais vu une jeune se piquer des trois mots d'anglais qu'elle enfile telles des boules de geishas dans la conversation : Oh let's have n'importe quoi Steeven, please...
Nous sommes devant un snobisme de l'éducation caractérisé. M. Claude a appris à traduire et bien dan sles bonnes écoles et voilà le résultat : déni flagrant de réalité : Pauvre France, comme sont pauvrs tes écoles et ta pensée critique...
C'est d'autant plus désolant que l'idée en soi est bonne mais le snobisme est sans cesse rattrappé par le snobisme :
sanchezeldiablo : Ne trouvez-vous pas que le franglais est un outil précieux pour identifier immédiatement (et éviter) un cuistre, un opportuniste ou un simple imbécile heureux ?
Claude Hagège : Oui enthousiaste! Votre excellente formulation rend vaine toute glose.
et un dernier pour la route :
Nicolas : La maltraitance de la langue française par notre président ne ruine-t'elle pas les efforts des promoteurs du respect de la langue française?
Claude Hagège : Veuillez me dispenser de répondre.
Mais comment peut-on asséner si doctement de telles contre-vérités. Claude Hagège, malgré un capital
sympathie important pour les non-anglophiles n'échappe pas à la règle :
Extrait :
hugo : n'y-a-t-il pas une influence de la langue sur le caractere ? souple [italien], rigide[allemand] , peut-etre par les lois de la grammaire? merci
Claude Hagège : A ma connaissance, non. C'est une forte tentation de le croire, car le lien entre les deux paraît naturel, mais entre les deux je ne crois pas à regret qu'il y ait d'influence directe. S'il y en avait (preuve par la négative) les traductions, et plus généralement un grand nombre de situations de communication seraient sinon impossibles, en tout cas compromises.
Holibrius, cloporte, cloroporte et re-bachibouzouk
Mais évidemment, scolopendre, que l'usage d'une langue et plus particulièrement d'une langue étrangère influence le caractère, sinon le comportement. Exemple pris au hasard, qui n'a jamais vu une jeune se piquer des trois mots d'anglais qu'elle enfile telles des boules de geishas dans la conversation : Oh let's have n'importe quoi Steeven, please...
Nous sommes devant un snobisme de l'éducation caractérisé. M. Claude a appris à traduire et bien dan sles bonnes écoles et voilà le résultat : déni flagrant de réalité : Pauvre France, comme sont pauvrs tes écoles et ta pensée critique...
C'est d'autant plus désolant que l'idée en soi est bonne mais le snobisme est sans cesse rattrappé par le snobisme :
sanchezeldiablo : Ne trouvez-vous pas que le franglais est un outil précieux pour identifier immédiatement (et éviter) un cuistre, un opportuniste ou un simple imbécile heureux ?
Claude Hagège : Oui enthousiaste! Votre excellente formulation rend vaine toute glose.
et un dernier pour la route :
Nicolas : La maltraitance de la langue française par notre président ne ruine-t'elle pas les efforts des promoteurs du respect de la langue française?
Claude Hagège : Veuillez me dispenser de répondre.
dimanche 11 septembre 2011
La province désenclavée par l'aménagement du territoire
![]() |
| La départementale D6 (Meuse), dite "voie sacrée" par le peintre aux armées Georges Scott, 1916 |
Extraits de Verdun 1916 : un choix stratégique, une équation logistique :
"Le 21 février 1916, à partir de 7h15, un déluge de feu allemand, le Trommelfeuer, s’abat sur Verdun. De jeunes officiers du 3e bureau ayant soutenu qu’il « ne faut pas avoir la superstition du terrain », la réaction de l'Etat Major et du Gouvernement est contraire et immédiate : « Toute perte du territoire national est insoutenable ». Désormais, les choses sont donc verrouillées. Sur place, le commandement, qui ne peut pas abandonner la moindre parcelle de terrain au profit d’une éventuelle manœuvre, doit s’organiser pour « tenir »....Comment ? En désenclavant Verdun par la construction d'une infrastructure de transport routier performante :
Dix-huit groupes de camions (qui font de 2 à 3 tonnes) déjà sur place sont rejoints dès le 25 février par celui de la 2e armée (7 groupes de camions) suivi des cinq groupes prélevés sur les 1re, 5e et 7e armées, soit finalement un total de 3 900 véhicules de quinze marques différentes, organisés en 175 sections automobiles, le tout servi par environ 9 000 hommes dont 300 officiers.
À la date du 22 mars, la route D6, Bar-le-Duc-Verdun a déjà transporté environ 48 000 tonnes de munitions, 6 400 de matériel et de l’ordre de 263 000 hommes, soit environ 600 camions par jour pour le matériel et 800 pour les hommes. Ainsi 65 divisions vont-elles monter à Verdun par cette route. Ainsi au total, plus de 2 400 000 hommes et environ 2 000 000 de tonnes de vivres, munitions et matériel ont transité par cette route tandis que des milliers de blessés ont encore été évacués.
Les Allemands se sont fourvoyés sur les capacités matérielles et morales de résistance de leurs adversaires car comme le dit l’un de leurs rapports : « Qui aurait pu penser que, privés de toute communication ferrée, ces démons de Français, au lieu d’abandonner un secteur condamné, auraient trouvé le moyen de monter sur une chaussée une double ligne de camions automobiles, immense chaîne sans fin, gigantesque courroie de transmission, qui roulant jour et nuit, comme sur deux poulies, entre Bar-le-Duc et la place, alimenterait sans relâche en bataillons, obus et bouches à feu ce champ de carnage et d’horreur ? »"
Voir aussi :
http://spqrxx.blogspot.com/2011/08/de-roxane-jean-claude-vandame-quelle.html
http://spqrxx.blogspot.com/2011/08/un-americain-fait-scandale-paris-une.html
http://spqrxx.blogspot.com/2011/08/vous-non-plus-vous-nhabitez-pas-orleans.html
vendredi 9 septembre 2011
Baudrillard et la science.
Notice biographique d'un journal belge sur Baudrillard.
"Etudiant en sociologie, il soutient sa thèse devant un jury prestigieux constitué de Roland Barthes, Pierre Bourdieu et Henri Lefebvre qui en fait son assistant à Paris-X-Nanterre. Proche des situationnistes de Guy Debord, Jean Baudrillard enseigne la sociologie à partir de 1966 à l'Université de Nanterre. "Compte tenu de mes diplômes, je n'avais pas le choix. En 1965, la sociologie était la seule discipline qui restait ouverte. Au début, j'étais obligé d'apprendre au fur et à mesure ce que je devais enseigner à mes élèves", expliquait-il."
En somme, ce journal belge nous apprend que dans les années 60 on a inventé une nouvelle science baptisée sociologie, tout comme on inventait en banlieue parisienne les villes nouvelles, ceci expliquant cela.
Les facs de sociologie ayant d'ailleurs eu tendance à s'installer dans les villes nouvelles.
mercredi 7 septembre 2011
Pour moi tout est dit. L'amour nous clôt sur lui-même, résout la tentation d'utopie. C'est pour la même raison que j'allume une cigarette, souvent, avant de m'endormir, boire cette fumée qui clôt et me rend à moi-même, alors que toute la journée je m'étais prêté à diverses affectations naturelles ou sentimentales. De même, faire l'amour me rend à moi-même.
Pascal et les sociologues.
Le monde juge bien des choses, car il est dans l’ignorance naturelle, qui est le vrai siège de l’homme. Les sciences ont deux extrémités qui se touchent. La première est la pure ignorance naturelle où se trouvent tous les hommes en naissant. L’autre extrémité est celle où arrivent les grandes âmes, qui, ayant parcouru tout ce que les hommes peuvent savoir, trouvent qu’ils ne savent rien, et se rencontrent en cette même ignorance d’où ils étaient partis ; mais c’est une ignorance savante qui se connaît. Ceux qui se piquent de sociologie, qui sont sortis de l’ignorance naturelle, et n’ont pu arriver à l’autre, ont quelque teinture de cette science suffisante, et font les entendus. Ceux-là troublent le monde, et jugent mal de tout. Le peuple et les habiles composent le train du monde ; ceux-là le méprisent et sont méprisés. Ils jugent mal de toute chose, et le monde en juge bien ». (Pascal – Pensées, B327).
« Il est donc vrai de dire que tout le monde est dans l’illusion car, encore que les opinions du peuple soient saines, elles ne sont pas dans sa tête, car il pense que la vérité est où elle n’est pas. La vérité est bien dans leurs opinions, mais non pas au point où ils se figurent. Ainsi il est vrai qu’il faut honorer les gentilshommes, mais non pas parce que la naissance est un avantage effectif, etc. ». (Pascal – Pensées, B335).
mardi 6 septembre 2011
BJJ, le cocktail du bonheur...
Bricolage, jardinage, jouranlisme, le cocktail à trois temps de l'honnête homme du XXIème siècle !
En mécanique il y a le moteur à 2 et à 4 temps, mais le véritable moteur humain, lui, et depuis le XVIIème siècle bat son plein à 3 temps.
COUPURE PUBLICITAIRE.............................................................................................................
J'installe un logiciel, il me faut auparavant partitionner mon disque dur.
Je renonce, je sors, il fait mauvais, je pince les gourmands sur les plans de tomate, je médite sur la destinée d' un plant de potimarron qui n'a pas encore produit mais qui s'est étalé sur plus de 2 mètres de long.
Entretemps, j'ai pris rendez-vous pour un interview avec un fabricant de mixer, maussade...
Le fabricant de mixer maussade me rend heureux. Il est très important d'avoir un fabricant de mixer maussade sous la main, après avoir eu trois attachée de presse hyper-dynamique, le sourire collé aux lèvres du téléphone. Le fabricant de mixer de maussade apporte alors sous forme d'un sourire inversé du Cheschire d'Alice, l'ironie, cette politesse du désespoir, nécessaire au bonheur.
Cette succession de travaux, d'airs et de temps me stimule tant et si bien que je me plais à croire comme le philosophe que le bonhuer n'est finalement qu'une question d'entraînement, une gymnastique en somme.
Le chat trône à présent sur le dossier du scooter. Il descend, réussit aprsè quelques tentatives le miaulement idoine à obtenir de ma main une poignée de corquettes. L'autre chat a pris sa place sur le scooter...
Règne du vivant ornant tel un fétiche le mécanique, gallimatias de poils se succédant sur la jupe en nylon.
Certes une tendre amie, une amante, une copine diable, vaudrait mieux que ces palinodies, et que cette succession d'arguties au fond du jardin n'apparaissant tel le lapin, puis le scarabée, le rat et le sanglier dans le chapeau du prestidigitateur que pour tromper mon ascèse. Alors je m'imagine. J'ai 90 ans, malade, vieux et rayonnant ressassant des souvenirs de naïades, penser que tout cela n'est plus de mon âge. J'oublie avoir 20 ans et toutes mes dents et ne songe pas au caractère éthéré des filles de mon temps.
G-A
En mécanique il y a le moteur à 2 et à 4 temps, mais le véritable moteur humain, lui, et depuis le XVIIème siècle bat son plein à 3 temps.
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Vous cherchez un cocktail onctueux et plein de vitamines: l'Alice est fait pour vous. De quoi démarrer la journée sur les chapeaux de roues.
Je sors il fait beau, je donne un dernier coup de pinceau à mes fenêtres. Je rentre, je suis arrêté par la lumière qui envahit le vestibule, le ronronnement du chat sur la commode, j'oublie ce pourquoi il me fallait rentrer. Probablement m'assoupirai-je quelques temps une fois les escaliers franchis. Pour préparer ce cocktail, il vous faudra par verre :
2/ Ajoutez le sirop de grenadine à votre mélange et frappez !
3/ Versez le tout dans un verre à cocktail et buvez !
- 2 cl de jus d'ananas
- 1 cl de jus d'orange
- 1 cl de sirop de grenadine
- 4 cl de crème fraîche
2/ Ajoutez le sirop de grenadine à votre mélange et frappez !
3/ Versez le tout dans un verre à cocktail et buvez !
J'installe un logiciel, il me faut auparavant partitionner mon disque dur.
Je renonce, je sors, il fait mauvais, je pince les gourmands sur les plans de tomate, je médite sur la destinée d' un plant de potimarron qui n'a pas encore produit mais qui s'est étalé sur plus de 2 mètres de long.
Entretemps, j'ai pris rendez-vous pour un interview avec un fabricant de mixer, maussade...
Le fabricant de mixer maussade me rend heureux. Il est très important d'avoir un fabricant de mixer maussade sous la main, après avoir eu trois attachée de presse hyper-dynamique, le sourire collé aux lèvres du téléphone. Le fabricant de mixer de maussade apporte alors sous forme d'un sourire inversé du Cheschire d'Alice, l'ironie, cette politesse du désespoir, nécessaire au bonheur.
Cette succession de travaux, d'airs et de temps me stimule tant et si bien que je me plais à croire comme le philosophe que le bonhuer n'est finalement qu'une question d'entraînement, une gymnastique en somme.
Le chat trône à présent sur le dossier du scooter. Il descend, réussit aprsè quelques tentatives le miaulement idoine à obtenir de ma main une poignée de corquettes. L'autre chat a pris sa place sur le scooter...
Règne du vivant ornant tel un fétiche le mécanique, gallimatias de poils se succédant sur la jupe en nylon.
Certes une tendre amie, une amante, une copine diable, vaudrait mieux que ces palinodies, et que cette succession d'arguties au fond du jardin n'apparaissant tel le lapin, puis le scarabée, le rat et le sanglier dans le chapeau du prestidigitateur que pour tromper mon ascèse. Alors je m'imagine. J'ai 90 ans, malade, vieux et rayonnant ressassant des souvenirs de naïades, penser que tout cela n'est plus de mon âge. J'oublie avoir 20 ans et toutes mes dents et ne songe pas au caractère éthéré des filles de mon temps.
G-A
mercredi 31 août 2011
Nouvelles et dernières lettres de mon moulin
Aussi absurde que cela puisse paraître je lis Le parisien ce matin dans mon moulin.
étonnamment je trouve ça beaucoup, mais beaucoup moins mauvais que d'habitude, comme si le rédacteur en chef avait changé -avec l'été c'est peut-être le cas-
Comme j'ai un article sur le feu, avec le café et les croissants, non sur les moulins mais sur les mixers pour une revue professionelle, je n'ai pas le temps de fair eune revue de presse complète.
Je m'attarderais simplement sur l'article signalé en "Une" : Ceux qui préfèren l'abstinence sexuelle, avec une photo de deux tourtereau se tournant le os sou sles mêmes draps blancs.
En réalité c'est une critique d'un livre "L'Envie".
Dans ce livre Sophie Fontanel, ici interviewée, raconte comment elle en est venue à l'abstinence sexuelle simplement pcqu'elle ne rencontrait pas l'mour et qu'elle aen avait marre des coups d'un soir.
Ceci dit il y a un véritable tabou " dans cette société hypersexualisée à avouer cela car c'est faire moins envie que pitié, mais moi ce que je ne trouve aps désirable c'est de passer à côté de sa vérité."
Voilà ce serait encore plus tabou de dire je ne trouve pas de partenaire sexuel, même pour un soir. Cela créé une gêne d'autant plus que la personne à qui on le dit est rarement en mesure de solutionner le problème, et puis ce n'est pas une technique de séduction très efficace.
Mais c 'est bine à ça que la littérautre sert : à dire la vértié, non ?
C'est pour ça que l'auteeur ne m'étonne pas trop lorsqu'elle dit que des gens viennent la remercier en larmes.
Après elle ajoute : "Moi, ce que je ne veux pas qu'on dise, c'est que quelqu'un qui ne fait pa sl'amour est en train de rater sa vie".
Là, on tombe dans le revendicatif que l'interview avait su éviter jusque là.
Celui-ci commençait d'ailleur sainsi : "On parle beacuoup des No-sex, des abstienents, , pcqu'ils sotn an sune revandication, une radicalité...
Mais bon on est avec une Parisienne.
Moi dans mon moulin je n'ai pas eu de relations sexuelles, et je tiens à le faire remarquer c'est uniquement faute de volontaires ou 'envie pour en séduire peut-être...
Le livre de sophie Fontanle s'appelel justement L'envie
Robert Laffont, 161 p, 17 euros.
étonnamment je trouve ça beaucoup, mais beaucoup moins mauvais que d'habitude, comme si le rédacteur en chef avait changé -avec l'été c'est peut-être le cas-
Comme j'ai un article sur le feu, avec le café et les croissants, non sur les moulins mais sur les mixers pour une revue professionelle, je n'ai pas le temps de fair eune revue de presse complète.
Je m'attarderais simplement sur l'article signalé en "Une" : Ceux qui préfèren l'abstinence sexuelle, avec une photo de deux tourtereau se tournant le os sou sles mêmes draps blancs.
En réalité c'est une critique d'un livre "L'Envie".
Dans ce livre Sophie Fontanel, ici interviewée, raconte comment elle en est venue à l'abstinence sexuelle simplement pcqu'elle ne rencontrait pas l'mour et qu'elle aen avait marre des coups d'un soir.
Ceci dit il y a un véritable tabou " dans cette société hypersexualisée à avouer cela car c'est faire moins envie que pitié, mais moi ce que je ne trouve aps désirable c'est de passer à côté de sa vérité."
Voilà ce serait encore plus tabou de dire je ne trouve pas de partenaire sexuel, même pour un soir. Cela créé une gêne d'autant plus que la personne à qui on le dit est rarement en mesure de solutionner le problème, et puis ce n'est pas une technique de séduction très efficace.
Mais c 'est bine à ça que la littérautre sert : à dire la vértié, non ?
C'est pour ça que l'auteeur ne m'étonne pas trop lorsqu'elle dit que des gens viennent la remercier en larmes.
Après elle ajoute : "Moi, ce que je ne veux pas qu'on dise, c'est que quelqu'un qui ne fait pa sl'amour est en train de rater sa vie".
Là, on tombe dans le revendicatif que l'interview avait su éviter jusque là.
Celui-ci commençait d'ailleur sainsi : "On parle beacuoup des No-sex, des abstienents, , pcqu'ils sotn an sune revandication, une radicalité...
Mais bon on est avec une Parisienne.
Moi dans mon moulin je n'ai pas eu de relations sexuelles, et je tiens à le faire remarquer c'est uniquement faute de volontaires ou 'envie pour en séduire peut-être...
Le livre de sophie Fontanle s'appelel justement L'envie
Robert Laffont, 161 p, 17 euros.
mardi 30 août 2011
Godard 2
Cette nuit je regarde sur Youtube la B-A de Film Socialisme.
Je lis les commentaires :
"paroles dévorées par la contingence situationnelle des images, sens qui s'effiloche au gré du son, saturations symphoniques de la linéarité comme de la stabilité du montage. cela en trois mouvements : un sea-movie en forme d'allegro guerrier, une lente valse autour d'une famille renversée, un presto crescendo aux humanités éclatées... l'Europe en échec - le socialisme impossible - le réalisme détourné - les instantanés invisibles - les Arts en souffrance - l'Etat injuste ... film anarcho-punk dans son rythme, film dadaïste dans son style...
Voilà pour les transfuges des Cahiers ou les sous-marins de Positif.
Mais l'heure est plutôt à la critique.
On accuse Godard d'élitisme et de pseudo-intellectualisme.
Quelqu'un réagit :
" Dressage à la rationalité cartésienne, économique et marchande, dès le couffin, tout ce qui dépasse est suspect, toute altérité présentant quelque aspérité est chassée, c'est "pseudo intello", élitiste, tous ces trucs... L'époque veut ça aussi, il y a un rejet de la non conformité."
Quelqu'un constate également :
"Je suis un peu blasé de constater indéniablement, lorsque quelqu'un parle bien de quelque chose et qu'il reste un simple quidam, il est forcément pris pour un gros pédant qui "récite ses cours de cinéma". Quand bien même ce serait ça, au final ce sont en partie les cours qui apprennent à aimer, alors en quoi ça vous gêne ?"
Voir aussi : http://spqrxx.blogspot.com/2011/08/godard.html
Je lis les commentaires :
"paroles dévorées par la contingence situationnelle des images, sens qui s'effiloche au gré du son, saturations symphoniques de la linéarité comme de la stabilité du montage. cela en trois mouvements : un sea-movie en forme d'allegro guerrier, une lente valse autour d'une famille renversée, un presto crescendo aux humanités éclatées... l'Europe en échec - le socialisme impossible - le réalisme détourné - les instantanés invisibles - les Arts en souffrance - l'Etat injuste ... film anarcho-punk dans son rythme, film dadaïste dans son style...
Voilà pour les transfuges des Cahiers ou les sous-marins de Positif.
Mais l'heure est plutôt à la critique.
On accuse Godard d'élitisme et de pseudo-intellectualisme.
Quelqu'un réagit :
" Dressage à la rationalité cartésienne, économique et marchande, dès le couffin, tout ce qui dépasse est suspect, toute altérité présentant quelque aspérité est chassée, c'est "pseudo intello", élitiste, tous ces trucs... L'époque veut ça aussi, il y a un rejet de la non conformité."
Quelqu'un constate également :
"Je suis un peu blasé de constater indéniablement, lorsque quelqu'un parle bien de quelque chose et qu'il reste un simple quidam, il est forcément pris pour un gros pédant qui "récite ses cours de cinéma". Quand bien même ce serait ça, au final ce sont en partie les cours qui apprennent à aimer, alors en quoi ça vous gêne ?"
Pour le coup, je vais réagir également..
Godard c'est beau d'abord, parce que ça parle aux sentiments.
C'est vrai que le dernier film de Godard propose, à travers les images, des concepts philosophiques, mais justement ça n'est pas pédant parce que Godard travaille à ôter le vernis de la pédanterie.
Il y a vraiment dans le rejet du cinéma de Godard, une incapacité à aimer, à sentir, tellement grande qu'elle me met mal à l'aise.
Oui c'est du fasicme, farpaitement !
René, tu me remets la même chose...
C'est d'autant plus gênant qu'il existe évidemment un cinéma pseudo-intellectuel.
Ce sont des oeuvres mortes par dessus lesquelles on pose un vernis Tarantino ou Almodovar et ce vernis fait tout passer, car en vérité Tarentino et Almodovar sont des fabricants de vernis en gros destiné à rehausser les films. Or Godard à travailler toue sa vie à gratter, dissoudre, poncer cette saloperie de vernis. Et c'est au moment où il y arrive enfin, qu'on le traite de pseudo-intellectuel.
Moi au fond, contrairement à Godard, le cinéma je m'en tringle, et pas qu'un peu. Du reste, Godard a déjà fait sa renommée. Mais cette haine de ce qui n'est pas standardisé me met mal à l'aise.
C'est vrai qu'un film comme Pierrot le fou est différent de Film Socialisme parce que c'est un film qui négocie. Pierrot le fou est un film qui recherche la poésie à bout de souffle et qui pour cela transige, négocie avec la putasserie des jours et des nuits hollywoodiennes. Mais on ne peut pas faire 20 fois Pierrot le fou.
Après Pierrot le fou, Godard s'affranchit du cinéma petit-bourgeois, c'est d'ailleurs littéralement ce que fait le personnage de Pierrot. Il quitte sa femme qui lui a trouvé un emploi à la télé.
Après Pierrot le fou, Godard a acquis ses lettres de noblesses. Il n' a plus besoin de faire la pute.
Et il vous emmerde, pourfendeurs de pseudo-intellectuels à la noix, petites poignes minables de bac à sable !
Voir aussi : http://spqrxx.blogspot.com/2011/08/godard.html
vendredi 26 août 2011
jeudi 25 août 2011
Mais que font les cendrarsiennes ?
Chaque année, avec l’automne, les vendangeurs gagnent les vignes et transpirent sous le soleil déclinant mais encore chaud de l'été qui se termine, la serpette à la main, le regard précis, vif, concentré sur la délicate opération de prélèvement de la grappe arrivée à maturité dans laquelle le vigneron place l'espoir d'un vin excellent et comme chaque année à la même époque, les plus belles filles de nos Provinces, de la Suisse, de la Belgique et de l’Amérique française convergent vers Paris se consacrer à Cendrars, Blaise, dont elles sont secrètement amoureuses depuis cet étrange expérience d'adolescence où ces toutes jeunes lectrices sauvageonnes et livresques ont quitté la littérature confortable de jeune fille pour mieux courir les sentiers escarpés de l’aventure sur les talons du jeune Blaise romantique, puis elles sont devenues des jeunes femmes pleines de promesses, bien qu'un peu à l’écart du monde, joyeuses en dedans d'elles même à regarder Blaise se transformer en homme baroudeur grand reporter international, puis à accompagner l'écrivain dans son long vieillissement avec patience et douceur car les jeunes filles aiment les grands pères, attentives aux signes afin de comprendre le désamour que leur auteur manifestait envers les femmes, alors qu'elles, justement, elles l'aiment.
Cendrarsiennes ! Sortez de votre endormissement, arrêtez de jouer au "garçon manqué" en même temps qu'aux jeunes filles sages. Vous ! les suissesses, les bruxelloises, les québécoises, les provinciales, vous qui puisez la vie dans un homme mort, et dans une ville morte, retrouvez votre énergie juvénile et allez découvrir de nouveaux hommes, pas un seul, ni deux, ni trois, mais des grappes masculines entières. Faites votre vin, sortez de chez vous, quittez Paris définitivement, allez sans tarder exercer ce que vous avez appris auprès des garçons qui se meurent de monotonie.
SA
mercredi 24 août 2011
La nation flamande
La nation et le marché sont associés traditionnellement (Cf, Alain Delon). Dans cette présente vidéo, on y rajoute l'Etat. On a donc : Etat-nation-marché : c'est à dire, Politique /Empire (Etat)-Cinema /langue (Nation)-diffusion capitaliste de cette langue vers ceux qui la comprennent via des transactions (Marché) qui permet d'élaborer des "produits" et même des "sous produit" comme il est dit dans l'extrait.
En ce moment, les flamands réfléchissent, en anglais, sur la globalisation économique des villes, ce que ne font pas les français, ni les bruxellois. C'est la nation flamande (nation dans les trois sens politique, linguistique et capitaliste produit d'une transaction) qui pense le plus la globalisation en Europe continentale.
En ce moment, les flamands réfléchissent, en anglais, sur la globalisation économique des villes, ce que ne font pas les français, ni les bruxellois. C'est la nation flamande (nation dans les trois sens politique, linguistique et capitaliste produit d'une transaction) qui pense le plus la globalisation en Europe continentale.
mardi 23 août 2011
La nation c'est un marché
Il y a deux manières de considérer le Monde. Soit on y voit des petits carrés emboîtés les uns dans les autres :
c'est le monde des nations. Soit on y voit des flux qui relient des points : c'est le monde des villes. Cela semble beaucoup plus rigolo de parler du monde comme d'un espace inter-national que comme espace relationnel inter-urbain.
Alain Delon déplore, dans l'extrait ci-dessus, le fait qu'il n'existe plus de cinémas nationaux. En effet, ces derniers sont remplacés par un cinéma global, qui se fabrique lorsque la mobilité interurbaine de plusieurs individus se transforme en co-présence dans un espace donné. Delon lui même a beaucoup tourné en Italie, parce que les cinémas français et italiens s'interfécondaient dans les années 60, mais il faut croire qu'Alain a toujours bien fait la différence entre les fois où il était à Rome, et les autres fois à Paris.
Ceci dit, on ne comprend pas très bien en quoi le monde composé de nations était plus rigolo que le monde global qui tend à mettre les villes en réseaux. Le deuxième extrait donne une explication possible.
Alain, qui veut tourner un film avec Gabin, monte un coup de business audacieux alors qu'il négocie son cachet auprès des producteurs américains. Il se fera payer en nature par ces derniers, au lieu d'un salaire habituel en dollars. Profitant de l’aveuglement nationaliste US, il obtient l’usufruit exclusive du Brésil, du Japon et de l'URSS, tout ensemble. Par la suite, il revend ces trois nations et parvient à dépasser le salaire de Gabin. On comprend que l'existence des nations permettait de réaliser de jolis coups.
SA
Voir aussi : http://spqrxx.blogspot.com/2010/09/pardon.html
vendredi 19 août 2011
De Roxane à Jean Claude Vandame : quelle psychologie pour quelle communauté subjective ?
La carte ci-dessus de C. Vandermotten, simplifiée par son disciple F. Dobruszkes, représente un aboutissement de la géographie belge parce qu'elle explique, entre autre, pourquoi les français sont cons.
Chacun des figurés de la cartes, de "métropolitain" à "périphérique", représente le profil d'une économie régionale. Parce que les sciences sociales se rapprochent des sciences cognitives, ces régions économiques sont aussi des "communautés subjectives" disposant chacune d'un "destin commun", projection de la psychologie de leurs habitants.
A tout seigneur tout honneur, Paris. La grosse tache noire de la carte représente l'espace économique "métropolitain". Ce dernier est un espace global hyper-connectif dont l'économie est prioritairement relationnelle et informationnelle. Au sein de telles villes, la mobilité, la co-présence et la télécommunication s'exacerbent mutuellement.
Parisienne en train de fabriquer du miel économico-cérébral à partir d'une interaction amoureuse
Les citadins de la métropole globale s'accordent en genre et en nombre : les interactions amoureuses sont étroitement associées à l'organisation social du travail pour produire de la valeur. En témoigne Roxane (photo ci-dessus), dont le regard buté, scrutateur, la mâchoire prononcée et volontaire, montre bien les effets d'une intense transmission télé-émotionnelle d'informations amoureuses, dont la conséquence est l'élaboration d'une masse économico-cérébrale, sur laquelle repose le destin commun métropolitain.
En France, une étroite alternative possible à la métropolisation parisienne est représentée par les espaces sub-centraux. Il s'agit d'économies autrefois centrales, à une époque pré-globale, et présentement effondrées. Ce sont des espaces psychologiques névrosés (Lorraine, Pas-de-Calais, nord de l'Angleterre,Wallonie) où l'abondance infra-structurelle et matérielle est réelle, bien qu'un peu rouillée, mais où l'espace social est de moins en moins interactionel, de plus en plus cognitivement figé. Il en résulte une forte obsession mentale à maintenir opérationnelle la chaîne d'approvisionnement, autrement dit de remplir les placards de la cuisine, au détriment d'une intelligence plus vive, dépendante de la distance à l'autre et de l'instant. Le matériel et l'efficacité opératoire sont là pour compenser la faiblesse de l'environnement social.
![]() |
| Portrait du provincial type, "sub-central" ou "intermédiaire", qui compense son manque de capacité relationnelle par de la logistique embarquée dans une perspective opératoire de désenclavement. |
Le cyborg, parfaitement incarné par Jean Claude Vandame (honneur aux Belges), représente l'évolution la plus aboutie du provincial. Une communauté de chercheurs laborantins, connectés au "web of science", produisent de l'intelligence de synthèse, laquelle est distribuée, via des opération logistique "embarquée", vers les habitants d'espaces sub-centraux en crise, dont l'appartenance à la communauté subjective est plus lâche, et la clairvoyance du destin commun plus floue.
Le citadin métropolitain (Roxane ou Cyrano) est davantage exposé que les provinciaux (les cyborgs) aux mutations socio-économiques engendrées par la concurrence entre aires métropolitaines (les taches noires de la cartes). La forte vulnérabilité du discours parisien, amoureux ou capitaliste, a pour conséquence de voir se démultiplier la production de figements cognitifs, comme si, une nouvelle fois, l'automatisme des procédés de fabrications, aussi sophistiqués soient-ils, pouvait compenser une langue battue en brèche dans sa primatie. Il fait peu de doutes que les parisiens ont une psychologie perturbée par le leadership londonien sur le monde global, certains analystes anglais vont même jusqu'à prévoir l'annexion prochaine de Paris par Londres. Paris serait rebaptisé "Parlon".
Si les marges de la centralité sont soumises à un certain jeu qui rend difficile la distinction entre ce qui est vivant et surgelé, la géographie économique de la France ne fait pas dans la nuance. En effet, la carte présentée ci-haut montre un passage brutal de l'espace hyper-connectif francilien aux espace "intermédiaires" profondément enclavés, non plus faute d'infrastructures, car on s'est appliqué à construire des routes partout, mais, davantage, isolés psychologiquement par un déficit de co-présence induit par une hyper-mobilité physique engendrée par un aménagement du territoire décentralisateur. Les petites bourgeoisies bêtement snobs et consanguines d'une province encore féodale, gagnent-elles en intelligence une fois désenclavées, à errer sur les routes départementales comme des poissons au fil de l'eau ?
![]() |
| Bourgeois de province dont la co-présence incestueuse se voit perturbée par la mobilité induite par un désenclavement décentralisé |
En France, contrairement à l'Allemagne, l'Italie, la Flandre, il existe peu d'espaces "centraux" (Lyon en serait un, du fait de ses liens avec l'Italie, de même que l'Alsace avec l'Allemagne). Un espace économique central peut, peut être, se définir comme une économie urbaine très élaborée, mais pas directement reliée à la globalisation et donc pas exclusivement dépendante de cette dernière. Selon Henri Pirenne (historien belge fondateur de l'histoire urbaine à la fac de Gand), ces villes flamandes, allemandes et Italiennes, qui furent les plus importantes du Moyen age, auraient conservé des fonctions relationnelles "capillaires", une certaine culture urbaine héritée de leur longue histoire commerçante. Par exemple, Braudel qualifie Gênes au 16e de "lourde masse historique et monumentale, pôle actif d'un capitalisme précoce et envahissant". Ce même capitalisme qui a fait passer les cités centrales d'hier à un plan secondaire aujourd'hui, alors que les monstres métropolitains, du genre de Paris, n'auront toujours fait que croître.
On peut poser la question d'une capillarité culturelle parisienne qui serait légitimé par une longue histoire urbaine. Ne serait-ce pas une illusion? Si les espaces "centraux" de type italiens sont des régions urbaines polycentriques "structurées", Paris est t'il une région métropolitaine ? Si ce n'est pas le cas, le "petit centre splendide" de Michael Storper, est alors détenteur d'une culture symbolique adressée aux banlieues incultes, aptes à jouer leur rôle de plèbe, ce qui n'est pas le moindre inconvénient, humainement parlant, de ce type d'organisation.
En conclusion, et si croissance & décroissance, n'étaient que des tentatives de piloter des organisations économico-psyco-sociales françaises dont la trajectoire est aléatoire ? Puisqu'il n'existe aucun tissus économique structuré en province, et vraisemblablement pas en île de France non plus, pourquoi ne pas encourager la conversion des espaces français provinciaux depuis les espaces centraux européens, c'est à dire de considérer le territoire aménagé depuis ses frontières ?
http://spqrxx.blogspot.com/2011/09/la-province-desenclavee-par.html
http://spqrxx.blogspot.com/2011/08/un-americain-fait-scandale-paris-une.html
http://spqrxx.blogspot.com/2011/08/vous-non-plus-vous-nhabitez-pas-orleans.html
On peut poser la question d'une capillarité culturelle parisienne qui serait légitimé par une longue histoire urbaine. Ne serait-ce pas une illusion? Si les espaces "centraux" de type italiens sont des régions urbaines polycentriques "structurées", Paris est t'il une région métropolitaine ? Si ce n'est pas le cas, le "petit centre splendide" de Michael Storper, est alors détenteur d'une culture symbolique adressée aux banlieues incultes, aptes à jouer leur rôle de plèbe, ce qui n'est pas le moindre inconvénient, humainement parlant, de ce type d'organisation.
En conclusion, et si croissance & décroissance, n'étaient que des tentatives de piloter des organisations économico-psyco-sociales françaises dont la trajectoire est aléatoire ? Puisqu'il n'existe aucun tissus économique structuré en province, et vraisemblablement pas en île de France non plus, pourquoi ne pas encourager la conversion des espaces français provinciaux depuis les espaces centraux européens, c'est à dire de considérer le territoire aménagé depuis ses frontières ?
SA
Voir aussi :http://spqrxx.blogspot.com/2011/09/la-province-desenclavee-par.html
http://spqrxx.blogspot.com/2011/08/un-americain-fait-scandale-paris-une.html
http://spqrxx.blogspot.com/2011/08/vous-non-plus-vous-nhabitez-pas-orleans.html
jeudi 18 août 2011
Italo Calvino et la communauté subjective.
Sous les murs rouges de Paris s'était déployée l'armée de France : Charlemagne devait passer les paladins en revue. Ils attendaient depuis trois grandes heures dans la touffeur d'un après-midi d'été, un peu couvert, nuageux, on mitonnait ans les cuirasses...
Ainsi débute "Le Chevalier inexistant" d'Italo Calvino.
La scène donc, on ne peut rien vous cacher prend vie à Paris, sous ses murs rouges, exactement.
Ce n'est pas du Paris historique, ni même mythique dont il est ici question, mais d'un Paris générique auquel Calvino a recours en bon oulipien.
Vous savez c'est ce Paris auquel on fait référence quand on demande à un décorateur de faire "petit Paris", par exemple, c'est ce qu'évoque le mot Paris, comme le ferait , c'est l'ensemble de l'imaginaire agrégeable autour du dit mot.
C'est ce que vous entendriez, ou plutôt pas forcément vous, mais eux lecteurs lambdas italiens lorsque leur dit "Parigi". Certains répondent "Jean Louis David."
Plus personne ne prétend plus que ça ait un quelconque lien avec la réalité, mais immanquablement, ça la devient, et c'est ça le problème.
C'est la même chose avec la nationalisme. En tout logique, la nation c'est ce que nos amis Québécois appellent la communauté subjective, l'ensemble de personnes qui se reconnaît ou plutôt se reconnaîtrait, car cela reste théorique dans une communauté de personnes, en raison de critères subjectifs, par exemple, comme au Québec, parce que que l'on y soit Québécois de souche, sans papier du grand nord, ou maghrébin de France, on y parle Français...
C'est ça la nation, c'est donc finalement ce qui se rapproche le plus de l'idée d'universalisme et de droits de l'homme, en ce moment.
Or la nation n'a pas la côte. La nation, c'est pour les racistes, pensent les gauchistes.
Les gauchistes en viennent donc à proposer des concepts de territoires, bien plus éloignés de la défense du service public que l'idée de nation. On en vient donc à préférer une taxation CO2 au kilomètre parcouru. Ainsi on peut manger des fraises espagnoles pour moins cher à Biarritz qu'à Paris, à une taxation nationale ou européenne.
A ce moment il n'y plus qu'une vieille trotkiste pour signaler que l'idée qu'on paie un melon plus cher à Lille qu'à Marseille la choque. On lui rit au nez.
Ce qui s'oppose à la nation, c'est la patrie, c'est-à-dire l'ensemble des caractères qui font que des personnes nées sur ou habitant un territoire se reconnaissent d'ici plutôt que de là-bas. Je suis loin d'être contre, mais admettons que la patrie se situe dans le paradigme du terroir, de la terre, de ce qu'on appelait avant sans le moindre implicite la race auvergnate, ou lorraine, race qui n'ont rien de génétiques, mais que l'on pensait déterminée par le climat, la nourriture, le patois...
Au contraire, la nation ouvre la paradigme de l'universalisme, des Lumières, du progrès humain. La nation est évidemment de gauche.
Or, ce n'est pas qu'une histoire de mot. Si les gauchistes défendent le territoire plutôt que la nation, c'est qu'il sont peur du mot, pas de la chose. Ou qu'en ayant peur d'un mot détourné, ils finissent par rejeter une idée qui elle est toujours la même ou n'a pas en tout cas de remplaçante.
Ainsi, une fois de plus, la vision des alternatifs de gauche est inspirée en droite ligne de leur phobie du Front National.
Comme dit un ami, voilà une bonne raison pour parler de communauté subjective plutôt que de nation, pcqu'au moins les gars du FN ne sont pas en mesure de comprendre de quoi il s'agit. Mais jouer comme ça, avec les mots à saute-moutons est fatigant.
Quant à Paris, l'ennui c'est qu'il s'agit aussi et avant tout, pour nous franciliens en tout cas, d'une place réelle. Or il est interdit d'en faire autre chose qu'une plage de cocotiers. Une plage de cocotiers avec du sable blanc, en vérité ça n'existe pas, mais c'est très facile à faire avec Photoshop. Or, d'une certaine manière, les Parisiens photoshopent leur ville du matin au soir, mais pour de vrai ! Et les banlieusards n'ont plus que les mains pour se cacher les yeux en voyant ça.
Les choses sont d'abord des mots, certes, mais quand la chose et le mot fusionnent, c'est souvent pur le pire.
Ainsi débute "Le Chevalier inexistant" d'Italo Calvino.
La scène donc, on ne peut rien vous cacher prend vie à Paris, sous ses murs rouges, exactement.
Ce n'est pas du Paris historique, ni même mythique dont il est ici question, mais d'un Paris générique auquel Calvino a recours en bon oulipien.
Vous savez c'est ce Paris auquel on fait référence quand on demande à un décorateur de faire "petit Paris", par exemple, c'est ce qu'évoque le mot Paris, comme le ferait , c'est l'ensemble de l'imaginaire agrégeable autour du dit mot.
C'est ce que vous entendriez, ou plutôt pas forcément vous, mais eux lecteurs lambdas italiens lorsque leur dit "Parigi". Certains répondent "Jean Louis David."
Plus personne ne prétend plus que ça ait un quelconque lien avec la réalité, mais immanquablement, ça la devient, et c'est ça le problème.
C'est la même chose avec la nationalisme. En tout logique, la nation c'est ce que nos amis Québécois appellent la communauté subjective, l'ensemble de personnes qui se reconnaît ou plutôt se reconnaîtrait, car cela reste théorique dans une communauté de personnes, en raison de critères subjectifs, par exemple, comme au Québec, parce que que l'on y soit Québécois de souche, sans papier du grand nord, ou maghrébin de France, on y parle Français...
C'est ça la nation, c'est donc finalement ce qui se rapproche le plus de l'idée d'universalisme et de droits de l'homme, en ce moment.
Or la nation n'a pas la côte. La nation, c'est pour les racistes, pensent les gauchistes.
Les gauchistes en viennent donc à proposer des concepts de territoires, bien plus éloignés de la défense du service public que l'idée de nation. On en vient donc à préférer une taxation CO2 au kilomètre parcouru. Ainsi on peut manger des fraises espagnoles pour moins cher à Biarritz qu'à Paris, à une taxation nationale ou européenne.
A ce moment il n'y plus qu'une vieille trotkiste pour signaler que l'idée qu'on paie un melon plus cher à Lille qu'à Marseille la choque. On lui rit au nez.
Ce qui s'oppose à la nation, c'est la patrie, c'est-à-dire l'ensemble des caractères qui font que des personnes nées sur ou habitant un territoire se reconnaissent d'ici plutôt que de là-bas. Je suis loin d'être contre, mais admettons que la patrie se situe dans le paradigme du terroir, de la terre, de ce qu'on appelait avant sans le moindre implicite la race auvergnate, ou lorraine, race qui n'ont rien de génétiques, mais que l'on pensait déterminée par le climat, la nourriture, le patois...
Au contraire, la nation ouvre la paradigme de l'universalisme, des Lumières, du progrès humain. La nation est évidemment de gauche.
Or, ce n'est pas qu'une histoire de mot. Si les gauchistes défendent le territoire plutôt que la nation, c'est qu'il sont peur du mot, pas de la chose. Ou qu'en ayant peur d'un mot détourné, ils finissent par rejeter une idée qui elle est toujours la même ou n'a pas en tout cas de remplaçante.
Ainsi, une fois de plus, la vision des alternatifs de gauche est inspirée en droite ligne de leur phobie du Front National.
Comme dit un ami, voilà une bonne raison pour parler de communauté subjective plutôt que de nation, pcqu'au moins les gars du FN ne sont pas en mesure de comprendre de quoi il s'agit. Mais jouer comme ça, avec les mots à saute-moutons est fatigant.
Quant à Paris, l'ennui c'est qu'il s'agit aussi et avant tout, pour nous franciliens en tout cas, d'une place réelle. Or il est interdit d'en faire autre chose qu'une plage de cocotiers. Une plage de cocotiers avec du sable blanc, en vérité ça n'existe pas, mais c'est très facile à faire avec Photoshop. Or, d'une certaine manière, les Parisiens photoshopent leur ville du matin au soir, mais pour de vrai ! Et les banlieusards n'ont plus que les mains pour se cacher les yeux en voyant ça.
Les choses sont d'abord des mots, certes, mais quand la chose et le mot fusionnent, c'est souvent pur le pire.
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